En souvenir de Lydia

09 juillet 2009

BIENVENUE

lydiaA vous qui avez connu Lydia et souhaitez laisser un message de soutien à sa famille, ou, tout simplement, évoquer son souvenir, n'hésitez pas à utiliser l'outil "commentaires" de ce blog. La présentation changera bientôt, et des photos seront ajoutées pour que votre passage soit plus agréable. Merci d'avance

A voi che avete conosciuto Lydia e desiderate lasciare un messaggio di sostegno alla sua famiglia, o semplicemente rievocare il suo ricordo, non esitate ad utilizzare l'attrezzo "commenti" di questo blog. La presentazione cambierà presto, e altre foto saranno aggiunte affinché il vostro passaggio sia più piacevole. Grazie in anticipo.

To you who knew Lydia and wish to leave a message of support to her family, or, simply, to evoke her memory, do not hesitate to use the tool "comments" of this blog. The display will soon change, and photos will be added to make your passage more pleasant. Thank you in advance.

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LE PROGRAMME DE LA CEREMONIE...

... est téléchargeable iciprogramme_couv. Des modifications sont encore possibles...
Nous vous rappelons que la cérémonie religieuse a lieu samedi 11 juillet à 9h30 à l'église Saint Pierre de Plaisir. L'inhumation aura lieu au cimetière de Neauphle-le-Vieux à 11h00.
couverture ceremonie
programme cérémonie

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11 juillet 2009

LE TEXTE DE VINCENT

Lydia,

Ton départ est inacceptable, injuste, et tellement douloureux. Tu as été la première à ne pas l’accepter et à lutter, de toutes tes forces, pour rester parmi nous. Jusqu’au bout, tu as cru en cette médecine que je sers et qui ne t’a donné, finalement, qu’une aide dérisoire. J’ai encore gravé en moi tes dernières paroles où se mêlaient l’incompréhension, l’angoisse, et l’espoir. Tu as d’abord dit : « qu’ai-je fait pour mériter cela ? ». Sur le moment, je n’ai été capable que de te répondre mollement que cela n’était pas une question de mérite. Je n’en menais pas large. Aujourd’hui tous ici avons envie de te répondre « rien ! » : tu as eu une vie riche et sans histoire. Tu as été une petite fille sage, une grande sœur protectrice, une femme amoureuse, une mère complice et accomplie. Tu as toujours été responsable. Tu as toujours su te battre pour les choses essentielles : ta famille, que tu aurais voulue plus grande, ton métier qui te passionnait tous les jours comme au premier jour avec tous ces (petits) enfants qui étaient un peu les tiens. Tu as très tôt compris combien la vie – ta vie – était précieuse et fragile. En y repensant, j’ai eu beaucoup de mal à te trouver des défauts récurrents… à part, peut-être en ce qui me concerne, ton goût douteux pour les cravates !... Non vraiment, il n’est pas possible que ton départ soit une punition… Plus tard, tu m’as dit « je suis morte de trouille ». Tu avais compris l’inéluctable, l’impuissance des médecins qui par respect pour la vie, par compassion pour toi et amitié pour moi allaient épuiser jusqu’au bout leurs ressources pour prolonger tes jours. Tes derniers gestes en mon encontre ont été un sourire, et un mouvement du poing pour affirmer ta détermination… et tu as été héroïque. Pour Barbara. Pour Roberto. Pour nous tous. Jusqu’à ce que la maladie et la mort piétinent ta volonté.

Nous oublions trop souvent combien la vie, dès son commencement, est quelque chose d’improbable. Tu nous rappelles combien elle est courte et fragile. Nous recevons en pleine figure cette leçon. Tous ceux qui t’aiment ici présents doivent te faire la promesse qu’ils feront désormais le nécessaire pour mériter chaque seconde de vie qu’ils possèdent encore, qu’ils feront la part de l’essentiel et du futile. A côté de combien de bonheur passons-nous ? A quoi dépensons-nous notre temps et notre énergie ? A consommer ? A faire du fric ? A courir après la gloire, la « reconnaissance » ? Et pendant ce temps combien d’enfants ne voyons nous pas grandir, combien d’amis délaissons-nous, combien de gestes d’amour économisons-nous ? Ouvrons les yeux et remercions la providence de nous donner suffisamment de temps encore pour changer…Si ton départ peut y contribuer, Lydia, c’est cher payé, mais c’est déjà ça…

Il y a parmi nous des Chrétiens, dont je suis. Dans notre souffrance, la Foi est notre refuge. Même si nous ne comprenons pas pourquoi tu nous as quittés, nous avons l’intuition que cela n’est pas lié au hasard et osons croire que le chemin continue pour toi. Certains, comme moi, espèrent qu’en fait, tu ne nous as pas vraiment quittés. Que tu es parmi nous. Que tu vois cette assemblée. Que tu es touchée de notre peine. Que tu voudrais sûrement prendre encore une fois dans tes bras ta fille pour la consoler. Que toutes tes qualités : ton intelligence, ton humour, ta tendresse, n’ont pas disparu. Et que, finalement, tu prends enfin des vacances dans un monde parfait où, forcément, tu as ta part. Si c’est vrai et si tu le peux, fais-nous signe. Soulage notre peine. Aide nous à avancer sans toi. Tu vas nous manquer beaucoup. Alimente notre foi, sans quoi, tous ceux qui ont été illuminés par ta présence vont devenir fous à force de manquer de lumière. A bientôt Lydia. Nous t’aimons tous.

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12 juillet 2009

LES AUTRES TEXTES DE LA CEREMONIE

Livre des Lamentations 3, 17-26 (lu par Calliopie, sa maman)
J’ai oublié le bonheur, la paix a déserté mon âme !
Et j’ai dit : « Toute mon assurance a disparu avec l’espoir qui me venait du Seigneur. »
Revenir sur la misère où je m’égare, c’est de l’amertume et du poison !
Sans trêve, mon âme y revient, et je la sens défaillir ;
Mais voici que je rappelle en mon coeur ce qui fait mon espérance : les bontés du Seigneur ne sont pas épuisées, ses miséricordes ne sont pas finies ; elles se renouvellent chaque matin, car sa fidélité est inlassable.
Je me dis : « Le Seigneur est mon partage, c’est pourquoi j’espère en lui”. Le Seigneur est bon pour celui qui le recherche. C’est une bonne chose d’attendre en silence le secours du Seigneur. »

La mort n’est rien - texte attribué à Saint Augustin adapté par Charles Péguy (lu par Jean-Paul, un ami voisin)
L’amour ne disparaît jamais
La mort n’est rien,
Je suis seulement passé dans la pièce à côté :
Je suis moi : vous êtes vous.
Ce que nous étions les uns les autres,
Nous le sommes toujours.
Donnez-moi le nom que vous m’avez toujours donné.
Parlez-moi comme vous l’avez toujours fait.
N’employez pas un ton différent,
Ne prenez pas un air solennel ou triste.
Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.
Priez, souriez, pensez à moi, priez pour moi.
Que mon nom soit prononcé comme il l’a toujours été,
Sans emphase d’aucune sorte, sans une trace d’ombre.
La vie signifie ce qu’elle a toujours signifié.
Elle est ce qu’elle a toujours été.
Le fil n’est pas coupé.
Pourquoi serais-je hors de votre pensée,
Simplement parce que je suis hors de votre vue.
Je vous attends.
Je ne suis pas loin, je suis juste de l’autre côté du chemin.
Vous voyez tout est bien.

évangile de Jean, 1-6 (lue par le père Frédéric D'Humières)
Avant de passer de ce monde à son Père, Jésus disait à ses disciples : “Ne soyez pas bouleversés ; vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Dans la maison de mon Père il y a beaucoup de demeures sinon, est-ce que je vous aurais dit : “je pars vous préparer une place ?” Quand  je serai allé vous la préparer, je reviendrai vous prendre avec moi  ; et là où je suis, vous y serez aussi. Pour aller où je m’en vais, vous savez le chemin”.
Thomas lui dit : “Seigneur, nous ne savons même pas où tu vas : comment pourrions-nous savoir le chemin ?”
Jésus lui répondit : “Moi, je suis le chemin, la vérité et la vie ; personne ne va vers le Père sans passer par moi”.

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LES CHANSONS DE LA CEREMONIE

Deux chansons ont marqué la cérémonie :
La chanson "Di sole e d'azzuro", une chanson que Lydia aimait chanter et que, aux dires de Roberto, elle chantait encore mieux que Giorgia

La chanson "Gracias a la vida" chantée par Marianne et Sophie... Marianne s'était mise à travailler cette chanson pour son prochain album, sans trop comprendre pourquoi cela lui paraissait particulièrement important... Jusqu'au jour où je lui ai demandé si elle connaissait cette chanson, car je souhaitais l'entendre à l'enterrement de Lydia... Sa réponse immédiate a été : "c'est incroyable, je ne comprenais pas pourquoi j'y tenais tant. Maintenant tout est clair..." En attendant la sortie de leur prochain album, voici l'interprétation de cette chanson par Mercedes Sosa.

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16 juillet 2009

LES MUSIQUES DE NOTRE ENFANCE

J'ai voulu évoquer en musique le souvenir d'une enfance partagée avec Lydia, pleine de chants et de musique (nous aimions bien chanter ensemble...) Parmi les temps forts, il y a eu plusieurs années en colonie musicale dans le Dévoluy, où nous avions massacré à la flûte à bec plusieurs gavottes de Praetorius et chanté à la chorale le Gloria de Vivaldi - grand souvenir ! - , un concert surréaliste des Quilapayun à l'Olympia où le public hispanophile s'était mis à danser dans les gradins, sur des airs anti-pinochet, une période Cat Stevens-Joan Baez-Fleetwood Mac, mélange concocté par son amie Marie-Jo avec qui elle partageait des "trucs de fille" auxquels je ne comprenais rien, un gala du Lycée où j'avais osé chanter "les bonbons" avec un accent belge approximatif... tout comme l'était l'accompagnement au métallophone de Lydia (!), et puis plein de chansons d'ados... avec dans le premier rôle un certain Mickael Jackson, un type encore inégalé parti quelques jours à peine avant Lydia ! Vous avez dit éclectique ?...

Découvrez la playlist musiques de notre enfance avec Michael Jackson

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18 juillet 2009

UN LIVRE A LIRE...

autre_coteJ'ai longtemps hésité avant de publier ce message. Je souhaitais avant tout repenser, en ces moments difficiles, à tout ce qui pourrait nous rendre le sourire et même un peu d'espoir. Et je me suis souvenu de ce livre dont la lecture avait éveillé ma curiosité et donné de la consistance à ma foi chrétienne un peu chancelante en la vie après la mort, qui, il faut bien l'avouer, est décrite de façon très virtuelle par l'église d'aujourd'hui, qui cherche surtout à  rationnaliser son propos et s'empresse de dire dès que possible que "ce n'est pas le plus important"...
Il est impossible de prouver qu'il existe un au-delà. C'est uniquement une question de conviction. Ceux qui veulent y croire y croient sans peine. Les septiques restent septiques. Et c'est sûrement bien ainsi... Moi qui suis allergique à tout ce qui est ésotérique, aux charlatans de tout poils qui font leur profit sur le dos de la détresse des gens, et qui suis formaté par l'esprit critique, les démonstrations scientifiques, j'ai acquis deux certitudes : 1) personne ne peut prétendre savoir ici bas ce qui se passe (ou non) après la mort : pas plus ceux qui affirment qu'il y a quelque chose que ceux qui affirment qu'il n'y a rien ne peuvent en apporter la démonstration, et 2) notre compréhension de la vie, y compris dans ses aspects biologiques, astronomiques, etc... sans parler de mystique est assez proche du ridicule si l'on songe à tout ce qui nous échappe. Je reste donc ouvert... et méfiant. Et c'est dans cet état d'esprit que j'ai été amené à lire ce livre, encouragé par ma femme Karine. Il raconte l'expérience d'une communication entre un homme et sa femme disparue. L'homme en question n'est pas n'importe qui : il s'agit de Philippe Ragueneau qui n'a pas vraiment le profil d'un marchand de bonne aventure ou d'un gourou. Philippe Ragueneau, gaulliste de la première heure, grand résistant, compagnon de la libération, et l'un des fondateurs de la télévision française. La femme disparue, Catherine Anglade, était la productrice, entre autres, de l'émission satirique "c'est pas sérieux" présentée par Jean Amadou dans les années 70. Le livre est écrit avec simplicité. Les faits décrits n'ont rien de spectaculaire. Il ne s'agit que d'un témoignage. Il n'y a ni interprétation, ni tentative de persuasion... Pas de secte à l'horizon. A la lecture de cette histoire très personnelle, on se dit finalement, si on n'y croit pas, qu'on aimerait bien y croire tellement ce qu'on entrevoit sur l'"after" apparaît sublime. L'auteur raconte, du reste, combien son esprit cartésien s'est débattu contre cette intrusion de l'irrationnel dans sa vie. Quelques extraits du livre sont retranscrits ici. L'auteur avait même accepté de témoigner dans une émission racoleuse de Jacques Pradel, l'"odyssée de l'étrange". Une vidéo (de qualité médiocre) d'un extrait de cette émission est visible ici. J'avoue que la lecture du livre est plus convaincante que l'audition du bonhomme dans cette vidéo...

Voici ce qui est écrit sur la 4e de couverture :"Ce livre relate une expérience peu commune : par delà sa mort, Catherine, l'épouse tant aimée, continue de communiquer avec Philippe Ragueneau, ainsi qu'elle s'y était engagée de son vivant.
C'est dire si ce document est dérangeant et troublant. Compagnon de la Libération, titulaire des plus prestigieuses décorations militaires, homme de presse et de communication, Philippe Ragueneau s'est longuement débattu devant cette incroyable évidence. Homme de raison, il a dû se faire violence pour accepter en toute humilité le surgissement de l'Invisible dans sa vie. Vous pleurerez à la mort de Catherine, à certaines de ses déclarations, notamment quand elle invite l'auteur à raconter ce qui lui arrive, " pour donner, dit-elle, de l'espérance aux désespérés ".
D'elle enfin, ce mot : On se révolte contre tout ce qui échappe à notre compréhension et nous est imposé. On remercie quand on comprend et qu'on accepte. Toutes les larmes sont saintes. Et, de douloureuses, celles qui naissent de cette lecture deviennent joyeuses. Par l'effet de l'amour. Par ce mystère qu'est l'amour. Par les révélations que distille à demi-mot Catherine, par l'assurance qu'elle apporte de l'Au-delà.."

Dans les sites de libraires sur internet, beaucoup de lecteurs anonymes décrivent leur émotion à la lecture de ce livre. Ce livre m'a moi-aussi marqué... J'en conseille la lecture à tous les gens curieux et ouverts, (y compris les méfiants comme moi !)...

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19 juillet 2009

DES VIEILLES PHOTOS SORTIES DES TIROIRS...

... vous sont enfin présentées : Lydia a entre 3 mois et 14 ans (1965 à 1979). Sur certaines photos, la ressemblance avec Barbara est frappante ! Merci à papi Vittorio pour avoir sélectionné et numérisé les photos. D'autres albums suivront bientôt, j'espère !

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23 juillet 2009

VIVO PER LEI...

Voici la première d'une série de vidéos destinées à nous faire revoir et réentendre Lydia. Magie de la technique et de l'internet... On la retrouve joyeuse et enthousiaste, et... bon sang qu'elle chantait bien ! Malgré toutes les imperfections de cette vidéo familiale, l'émotion est au rendez-vous. Un grand merci à Katina qui m'a stimulé pour la mettre en ligne car, parait-il,  vivo per lei était "notre" chanson...

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24 juillet 2009

LYDIA LA ROCKEUSE

Une vieille vidéo où Lydia apparait avec toute sa gaité et son énergie. Cette soirée avait été magique à plus d'un titre pour toute la famille et Lydia y avait beaucoup contribué. En revoyant cette séquence, je réalise tout d'un coup que je n'aurai plus jamais le plaisir de me faire écraser les pieds ou de lui tordre le bras... un petit jeu sadique entre nous (gnarc, gnarc !)... Les spectateurs avertis reconnaîtront la petite Barbara, Vittorio, Karine et son cousin Philippe, Jean-Pierre et Marie Thérèse... Une séquence troublante qui m'a fait craquer lorsque je l'ai revue...

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LA ISLA BONITA

Cette vidéo date du baptême de Nathan. Lydia était sa marraine... Et elle avait pris son rôle au sérieux. La preuve : elle avait beaucoup participé à l'animation de la fête... Une fête où toute la famille avait donné de la voix ... et où les cousines et petites cousines s'étaient trémoussées devant "notre" Madonna...

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26 juillet 2009

UN TENDRE DUO...

Voici un extrait où on ne sait pas ce qu'on doit préférer : l'enthousiasme de la mère, l'application de la fille, l'ambiance de la salle ou... le mélange des trois. Barbara n'avait pas encore 10 ans et elle était vraiment craquante, non ? On sent, d'ailleurs, la fierté de sa maman qui avait voulu que ce moment soit immortalisé... Voilà qui est fait !

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29 juillet 2009

dolce vita

lydiaNikyLydia,

C'est  une des images que nous garderons de toi,

ton sourire lumineux

ta convivialité,  ta décontraction , ta simplicité et ton grand naturel.

On t'aime ,(pour nous , tu seras toujours conjuguée au présent)

Daniel et ...Niky

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11 août 2009

GRAZIE RAFFAELE

rafael

Il a été là dans les moments heureux et les moments douloureux. A gauche, c'était avant le mariage ; à droite, après la chimiothérapie. Dans les deux cas, il y a eu les mêmes gestes sûrs, et la même chaleur. Raffaele a été un vrai ami pour Lydia... Il était normal de lui faire ce petit clin d'oeil ... pour le remercier en toute simplicité, sans couper les cheveux en quatre...

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01 novembre 2009

BIENTOT QUATRE MOIS...

P1010496... que Lydia nous a quitté et je m'aperçois que toutes les manifestations en souvenir de Lydia me font du bien... Un regain de tristesse m'avait gagné lorsque j'avais constaté que les visites sur ce blog devenaient rares, et quand certains membres de la famille n'avaient pas jugé utile d'écrire ne serait-ce qu'un petit mot sur ces pages malgré mes sollicitations- une attitude aussi inattendue que douloureuse- et puis, début octobre, un dessin d'enfant soigneusement plastifié (pour résister aux intempéries) et discrètement déposé sur la tombe de Lydia est venu nous rappeler que nous n'étions pas les seuls à l'avoir aimé et à souffrir de son absence. Cela a été pour nous un magnifique cadeau. Merci ! Les fleurs sont aussi présentes avec leur beauté tranquille... Moi qui trouvais auparavant toutes ces attentions un peu ridicules, j'en ai enfin compris le symbole : un symbole de fertilité, donc de vie... au delà du réconfort que cela nous procure... Bien sûr, la vie continue ; bien sûr il est normal que Lydia ne soit plus au coeur des préoccupations de la majorité d'entre nous... Mais tous ceux qui ont construit leur vie avec elle ou à travers elle ont besoin de sentir qu'ils avaient raison, qu'ils n'ont pas perdu leur temps, qu'ils n'ont pas aimé en vain... et surtout, surtout, qu'ils ne sont pas seuls...

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05 novembre 2009

Pour toi tata...

Clara, Nathan et Damien ont voulu exprimer leur amour pour leur tata. Nous avons donc décidé de faire graver leur message sur une jolie plaque de marbre. Les enfants ont déposé cette preuve d'amour, avec toute leur tendresse, hier sur sa tombe.

plaque_tata_lydia

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21 janvier 2010

ANNIVERSAIRE

Aujourd'hui, c'est l'anniversaire de ta naissance. Si tu étais encore avec nous, nous aurions fêté tes 45 ans. Tu aurais probablement soufflé les bougies d'un gâteau-maison, plaisanté sur la légèreté de sa crème comme nous l'avions fait avec Barbara, l'année dernière à Paques... Tu aurais sûrement joué avec les enfants ou chanté une contine, soupiré intérieurement aux dernières explications de maman sur son état de santé précaire et tu aurais été inquiète pour elle, sûrement, tout en admirant son courage, ses certitudes, et son appétit de vivre ... Sauf que tu es partie. Sauf que c'est toi qui a eu tout ce courage. Sauf que c'est toi que nous avons admiré ou admirons a posteriori sans même pouvoir te le dire, toi qui es partie sans certitude et contre ta volonté... Plus de bougie, plus même de vœux de "bonne année" dérisoires, cette année. La douleur de ton départ ne cicatrise toujours pas, comme si j'avais été anesthésié tout ce temps par la douleur, plus superficielle, de l'échec médical dont tu as été la victime. La douleur est maintenant plus intime et je réalise encore au fur et à mesure que les circonstances m'y font penser, que je ne pourrai plus faire certaines choses, ou partager avec toi ces moments de vie familiale simple qui nous réchauffaient... Moi qui ne suis que ton frère, je n'ose même pas imaginer ce que ressentent ton mari et ta fille qui affrontent sans toi le quotidien et la solitude. Dimanche matin, à 11h, a lieu un colivo, messe des morts orthodoxe, dans l'église grecque orthodoxe de la rue Laferriere dans le 9e arrondissement de Paris. C'est une initiative notre cousin Nicolas, très croyant, un beau geste qui, j'en suis sûr prendra une dimension mystique chez quelques membres de la famille... Je n'ai jamais su si tu appréciais vraiment ces messes lorsqu'elles étaient données en mémoire de nos grand parents. C'était surtout les retrouvailles familiales que tu appréciais, il me semble, plus que les litanies prononcées dans cette langue que tu ne comprenais pas et rythmées par des pleureuses étrangères à la famille.  Tu ne manquais pas d'ironiser sur l'ambiance typée et ostentatoire du lieu et du rite, mais tu restais respectueuse, discrète, et souriante... Cette fois-ci, je n'y serai pas. Trop dur. Trop loin. J'aurai une pensée pour toute la famille, reconnaissante pour ceux qui auront fait l'effort de venir. Mais je n'irai pas respirer l'encens. J'espère que Roberto et Barbara y trouveront un peu de réconfort, ou tout simplement se laisseront aller au plaisir de moments en famille, sans "prise de tête"...  Et toi, y seras-tu ? L'autre jour, tu me parlais en rêve et tu me disais que tu étais "très occupée"... Mais ont-ils seulement pensé, là haut, à te souhaiter un bon anniversaire ?...

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15 février 2010

ANNIVERSAIRES ENCORE...

Dure période... Il y a un an, presque jour pour jour, Lydia se faisait opérer de sa tumeur. La photo ci-dessous avait été prise la veille de son hospitalisation. On la voit avec Roberto, Georgette et François. Deux couples d'amis. Deux destins étrangement liés, aussi : François était lui aussi atteint du même cancer. Il avait subi l'intervention, la chimiothérapie, et était en rémission. Il incarnait l'espoir pour Lydia et elle avait tenu à le voir pour se rassurer la veille du grand jour. Elle était pétrie d'angoisse mais grâce à lui, sûrement, elle avait gardé le sourire... Ironie du sort, l'intervention s'est très bien passée. Il y avait même eu une période euphorique que j'avais partagé avec son chirurgien qui avait fait un super boulot. Mais Lydia a été victime d'une récidive quasi-instantanée et toute sa pêche, tout son espoir, et tout l'amour de ses proches n'y ont rien changé. Autre ironie du sort, François a lui aussi été victime d'une récidive et nous a quitté récemment. Il a rejoint Lydia. François aurait fêté son anniversaire le 17 février. Je n'ai pas de mot juste pour soutenir Georgette ; je la connais trop peu. Mais je sais que Roberto pensera à elle lorsqu'elle ira fleurir sa tombe en Bretagne... Et moi, j'ose imaginer Lydia et François rayonnants de bonheur en train de veiller en silence sur leur conjoint.

georgette_francois2

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04 juillet 2010

Un an !!!

Lydia,

Voici un an que tu es partie et la blessure est toujours là !

Lorsque j'écoute cette chanson, elle me fait penser à toi.

J'espère que là où tu es tu l'entendras.....

Je t'embrasse

Karine

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06 juillet 2010

JE N'OUBLIE PAS...

... ta gaieté à toute épreuve, parfois forcenée, à contre-courant, ou tout juste exprimée
les envolées tonitruantes des chansons où tu te lachais
ta passion pour la langue italienne que je n'ai jamais comprise...
Je n'oublie pas
ta fierté lorsque Barbara recevait son bac et sa mention,
toi qui avait été la première bachelière de la famille
ton émotion lorsque tes amies de l'école normale avaient fêté tes 20 ans de mariage
Je n'oublie pas tes sanglots déchirants à l'annonce de ta maladie
ton courage et ta résolution de te battre jusqu'au bout de tes forces
tes mails avec toujours un mot d'humour pour masquer ta détresse
La façon que tu avais de t'improviser en serveuse affairée aux repas de famille
pour ne pas qu'on aperçoive que tu ne pouvais rien avaler
Je n'oublie pas combien tu les aimais les tiens :
ta fille, ta fierté de tous les instants ;
ton homme pour qui tu paniquais lorsqu'il avait une baisse de moral,
tes parents que, bien mieux que moi, tu honorais de ta présence
De nous tous, tu étais à la fois la plus révoltée, la plus extravertie, la plus gaie...
Ta vie aura été comme un trait de lumière, baignée de sincérité, de droiture et de passion.
Courte, trop courte mais vraiment belle.
Je suis toujours comme anesthésié, voulant à me réveiller pour te revoir
Mais sans y parvenir, empêtré dans mon quotidien
Tout a repris son cours, la vie palpite, bouillonne ou s'ennuie
Nous t'imaginons attentive, amusée ou prenant un peu de notre chagrin
Tout a repris son cours, parfois dans l'indifférence
Mais nous n'oublions pas
Nous ne t'oublions pas

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